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Article 70 Du Code De Procédure Civile
legouvernement provincial a modifiĂ© lâarticle 35 du Code de procĂ©dure civile afin de faire passer de moins de 70 000 $ Ă moins de 85 000 $ la valeur pĂ©cuniaire des causes que peut entendre la Cour du QuĂ©bec. La Cour devait Ă©galement dĂ©cider si certains pouvoirs de la Cour du QuĂ©bec en matiĂšre dâappels de dĂ©cisions administratives portaient atteinte aux pouvoirs de la Cour
Article84 du Code de procédure civile - Le premier président fixe la date de l'audience, laquelle doit avoir lieu dans le plus bref délai. Le greffier de la cour en informe les parties par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
CODEDE PROCĂDURE CIVILE (PromulguĂ© le 5 septembre 1896 et dĂ©clarĂ© exĂ©cutoire Ă dater du 15 octobre 1896) Partie - PARTIE I PROCĂDURE DEVANT LES TRIBUNAUX. Livre - IV DE L'EXĂCUTION FORCĂE DES JUGEMENTS ET ACTES . Titre - IV DES SAISIES-EXĂCUTIONS. Article 530 .- Si le saisissant et le saisi ne s'accordent pas pour donner dĂ©charge au gardien, celui-ci
CODEDE PROCĂDURE CIVILE (PromulguĂ© le 5 septembre 1896 et dĂ©clarĂ© exĂ©cutoire Ă dater du 15 octobre 1896) Partie - PARTIE II PROCĂDURES DIVERSES . Livre - II PROCĂDURES RELATIVES Ă L'OUVERTURE D'UNE SUCCESSION. Titre - VI DE LA VENTE DES BIENS IMMEUBLES APPARTENANT Ă DES MINEURS. Article 899 .- (Ordonnance du 19 mai 1909 ) Lorsque le
Annexedu code de procédure civile relative à son application dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Livre Ier : Dispositions communes à toutes les juridictions Titre XVI : Les voies de recours.
Ainsi ce dernier renvoi aux articles 701, 705 à 707, 711 à 713, 703 à 741 b et 742 du Code de Procédure Civile Ancien. Ce qui signifie que, pour toutes les ventes sur licitation pour lesquelles l'assignation a été délivrée avant le 1er janvier 2007, la vente continuera à se dérouler sous l'empire de l'ancien texte, nonobstant les dispositions de l'article 128 du décret du 27
Article70 du Code de procĂ©dure pĂ©nale : consulter gratuitement tous les Articles du Code de procĂ©dure pĂ©nale. Le Code de procĂ©dure pĂ©nale regroupe les lois relatives au droit de procĂ©dure pĂ©nale français. Gratuit : Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de procĂ©dure pĂ©nale ci-dessous : Article 70 . EntrĂ©e en vigueur 2004-10-01. Si les nĂ©cessitĂ©s de l'enquĂȘte portant sur un crime
Chacundes futurs époux remet à l'officier de l'état civil qui doit célébrer le mariage l'extrait avec indication de la filiation de son acte de naissance, qui ne doit pas da
Article66. Constitue une intervention la demande dont l'objet est de rendre un tiers partie au procÚs engagé entre les parties originaires. Lorsque la demande émane du tiers, l'intervention est volontaire ; l'intervention est forcée lorsque le tiers est mis en cause par une partie. Article précédent : Article 65 Article suivant : Article 67.
Article688-6 du Code de procédure civile : consulter gratuitement tous les Articles du Code de procédure civile . Le Code de procédure civile regroupe les lois relatives au droit de procédure civile français. Gratuit : Retrouvez l'intégralité du Code de procédure civile ci-dessous : Article 688-6. Entrée en vigueur 2017-09-01. L'acte est notifié dans la langue de l'Etat d'origine
conformeaux exigences de lâarticle 901, 4°, du code de procĂ©dure civile et qui nâa Ă©tĂ© ni annulĂ©e ni rĂ©gularisĂ©e. Par cet arrĂȘt, la deuxiĂšme chambre civile de la Cour de cassation dĂ©termine, pour la premiĂšre fois, les conditions de la dĂ©volution de lâappel, telle
Dela mise en demeure Ă©lectronique Ă la demande dâinjonction de payer dĂ©matĂ©rialisĂ©e. Village Justice · 28 avril 2021. En effet, les emprunteurs soutiennent qu'une mise en demeure par LRAR non parvenue au destinataire ne pouvait avoir une validitĂ© Ă l'Ă©gard des articles 669 [3] et 670 [4] du Code de procĂ©dure civile. []
Article1530. La médiation et la conciliation conventionnelles régies par le présent titre s'entendent, en application des articles et 21-2 de la loi du 8 février 1995 susmentionnée, de tout processus structuré, par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord, en dehors de toute procédure judiciaire en vue de la
de"Code de procédure pénale". Article 2.- Sont abrogées, à compter de l'entrée en vigueur dudit code, à l'exception de la loi n° 68-17 du 2 juillet 1968, toutes dispositions contraires et notamment le décret du 30 décembre 1921 portant promulgation du code de procédure pénale, tel qu'il a été
OhadataJ-12-116. ArrĂȘt n° 10/09, Union des transporteurs ivoiro-burkinabĂš, SAWADOGO K. Issaka, SAWADOGO Hada, SOKOTO Haoudou, SAWADOGO Djibril c/ BOKOUM S. Amadou. Cour d'Appel de Bobo-Dioulasso ArrĂȘt du 10/06/2009. Droit Des SociĂ©tĂ©s Commerciales - SociĂ©tĂ© Anonyme - MĂ©sentente Entre Associes - DĂ©nonciation Du Contrat De SociĂ©tĂ©
6wwa7. Chacun des futurs époux remet à l'officier de l'état civil qui doit célébrer le mariage l'extrait avec indication de la filiation de son acte de naissance, qui ne doit pas dater de plus de trois mois s'il a été délivré par un officier de l'état civil français. Toutefois, l'officier de l'état civil peut, aprÚs en avoir préalablement informé le futur époux, demander la vérification des données à caractÚre personnel contenues dans les actes de l'état civil auprÚs du dépositaire de l'acte de naissance du futur époux. Ce dernier est alors dispensé de la production de son extrait d'acte de naissance. Lorsque l'acte de naissance n'est pas détenu par un officier de l'état civil français, l'extrait de cet acte ne doit pas dater de plus de six mois. Cette condition de délai ne s'applique pas lorsque l'acte émane d'un systÚme d'état civil étranger ne procédant pas à la mise à jour des actes.
Si les nĂ©cessitĂ©s de l'enquĂȘte portant sur un crime flagrant ou un dĂ©lit flagrant puni d'au moins trois ans d'emprisonnement l'exigent, le procureur de la RĂ©publique peut, sans prĂ©judice de l'application des dispositions de l'article 73, dĂ©cerner mandat de recherche contre toute personne Ă l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tentĂ© de commettre l'infraction. Pour l'exĂ©cution de ce mandat, les dispositions de l'article 134 sont applicables. La personne dĂ©couverte en vertu de ce mandat est placĂ©e en garde Ă vue par l'officier de police judiciaire du lieu de la dĂ©couverte, qui peut procĂ©der Ă son audition, sans prĂ©judice de l'application de l'article 43 et de la possibilitĂ© pour les enquĂȘteurs dĂ©jĂ saisis des faits de se transporter sur place afin d'y procĂ©der eux-mĂȘmes, aprĂšs avoir si nĂ©cessaire bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une extension de compĂ©tence en application de l'article 18. Le procureur de la RĂ©publique ayant dĂ©livrĂ© le mandat de recherche en est informĂ© dĂšs le dĂ©but de la mesure ; ce magistrat peut ordonner que, pendant la durĂ©e de la garde Ă vue, la personne soit conduite dans les locaux du service d'enquĂȘte saisi des faits. Si la personne ayant fait l'objet du mandat de recherche n'est pas dĂ©couverte au cours de l'enquĂȘte et si le procureur de la RĂ©publique requiert l'ouverture d'une information contre personne non dĂ©nommĂ©e, le mandat de recherche demeure valable pour le dĂ©roulement de l'information, sauf s'il est rapportĂ© par le juge d'instruction.
Lâarticle 1217, al. 1er du Code civil dispose que la partie envers laquelle lâengagement nâa pas Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©, ou lâa Ă©tĂ© imparfaitement, peut Soit refuser dâexĂ©cuter ou suspendre lâexĂ©cution de sa propre obligation ; Soit poursuivre lâexĂ©cution forcĂ©e en nature de lâobligation ; Soit obtenir une rĂ©duction du prix ; Soit provoquer la rĂ©solution du contrat ; Soit demander rĂ©paration des consĂ©quences de lâinexĂ©cution. Au nombre des sanctions de lâinexĂ©cution dâune obligation figure ainsi ce que lâon appelle lâexception dâinexĂ©cution. ==> DĂ©finition Lâexception dâinexĂ©cution, ou exceptio non adimpleti contractus », est dĂ©finie classiquement comme le droit, pour une partie, de suspendre lâexĂ©cution de ses obligations tant que son cocontractant nâa pas exĂ©cutĂ© les siennes. Il sâagit, en quelque sorte, dâun droit de lĂ©gitime dĂ©fense contractuelle susceptible dâĂȘtre exercĂ©, tant par le crĂ©ancier, que par le dĂ©biteur Lorsque lâexception dâinexĂ©cution est exercĂ©e par le crĂ©ancier elle sâapparente Ă un moyen de pression, en ce sens quâelle lui permet, en refusant de fournir sa prestation, de contraindre le dĂ©biteur Ă exĂ©cuter ses propres obligations Lorsque lâexception dâinexĂ©cution est exercĂ©e par le dĂ©biteur, elle remplit plutĂŽt la fonction de garantie, en ce sens quâelle lui permet de neutraliser lâaction de son crĂ©ancier tant que la prestation promise nâa pas Ă©tĂ© fournie ==> Origines JusquâĂ lâadoption de lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016, le Code civil ne reconnaissait aucune portĂ©e gĂ©nĂ©rale Ă lâexception dâinecĂ©cution qui nâĂ©tait envisagĂ©e que par certaines dispositions traitant de contrats spĂ©ciaux En matiĂšre de contrat de vente Lâarticle 1612 du Code civil dispose que le vendeur nâest pas tenu de dĂ©livrer la chose, si lâacheteur nâen paye pas le prix, et que le vendeur ne lui ait pas accordĂ© un dĂ©lai pour le paiement.» Lâarticle 1612 Ă©nonce encore que il ne sera pas non plus obligĂ© Ă la dĂ©livrance, quand mĂȘme il aurait accordĂ© un dĂ©lai pour le paiement, si, depuis la vente, lâacheteur est tombĂ© en faillite ou en Ă©tat de dĂ©confiture, en sorte que le vendeur se trouve en danger imminent de perdre le prix ; Ă moins que lâacheteur ne lui donne caution de payer au terme.» Lâarticle 1653 prĂ©voit que si lâacheteur est troublĂ© ou a juste sujet de craindre dâĂȘtre troublĂ© par une action, soit hypothĂ©caire, soit en revendication, il peut suspendre le paiement du prix jusquâĂ ce que le vendeur ait fait cesser le trouble, si mieux nâaime celui-ci donner caution, ou Ă moins quâil nâait Ă©tĂ© stipulĂ© que, nonobstant le trouble, lâacheteur paiera. » En matiĂšre de contrat dâĂ©change, lâarticle 1704 dispose que si lâun des copermutants a dĂ©jĂ reçu la chose Ă lui donner en Ă©change, et quâil prouve ensuite que lâautre contractant nâest pas propriĂ©taire de cette chose, il ne peut pas ĂȘtre forcĂ© Ă livrer celle quâil a promise en contre-Ă©change, mais seulement Ă rendre celle quâil a reçue.» En matiĂšre de contrat dâentreprise, lâarticle 1799-1 prĂ©voit que tant quâaucune garantie nâa Ă©tĂ© fournie et que lâentrepreneur demeure impayĂ© des travaux exĂ©cutĂ©s, celui-ci peut surseoir Ă lâexĂ©cution du contrat aprĂšs mise en demeure restĂ©e sans effet Ă lâissue dâun dĂ©lai de quinze jours» En matiĂšre de contrat de dĂ©pĂŽt, lâarticle 1948 prĂ©voit que le dĂ©positaire peut retenir le dĂ©pĂŽt jusquâĂ lâentier paiement de ce qui lui est dĂ» Ă raison du dĂ©pĂŽt». ==> GĂ©nĂ©ralisation jurisprudentielle Bien que rĂ©servĂ©e, sinon contre Cass. req., 1er dĂ©c. 1897, lâextension du champ dâapplication de lâexception dâinexĂ©cution en dehors des textes oĂč elle Ă©tait envisagĂ©e, la jurisprudence, sous lâimpulsion des travaux de grande qualitĂ© de RenĂ© Cassin, a finalement admis quâelle puisse ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ©e Ă lâensemble des contrats synallagmatiques. Dans un arrĂȘt du 5 mars 1974, la Cour de cassation a, par exemple, jugĂ© que le contractant poursuivi en exĂ©cution de ses obligations, et qui estime que lâautre partie nâa pas exĂ©cutĂ© les siennes, a toujours le choix entre la contestation judiciaire et lâexercice Ă ses risques et pĂ©rils de lâexception dâinexĂ©cution » Cass. civ. 1re, 5 mars 1974 La gĂ©nĂ©ralisation, par la jurisprudence, de lâexception dâinexĂ©cution reposait sur deux principaux arguments qui consistaient Ă dire que Dâune part, en autorisant la partie envers laquelle lâengagement nâa pas Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© Ă forcer lâautre Ă lâexĂ©cution de la convention, lâancien article 1184, al. 2 du Code civil nâinterdisait nullement le recours Ă lâexception dâinexĂ©cution dans la mesure oĂč elle consiste prĂ©cisĂ©ment en un moyen indirect de provoquer lâexĂ©cution du contrat Dâautre part, on ne saurait voir dans les textes qui envisagent lâexception dâinexĂ©cution une portĂ©e restrictive, mais une application dâun principe gĂ©nĂ©ral ==> ConsĂ©cration lĂ©gale Si la rĂ©forme des sĂ»retĂ©s avait amorcĂ© la gĂ©nĂ©ralisation de lâexception dâinexĂ©cution en introduisant un article 2286 qui confĂšre un droit de rĂ©tention sur la chose Ă celui dont la crĂ©ance impayĂ©e rĂ©sulte du contrat qui lâoblige Ă la livrer », câest lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 portant rĂ©forme du droit des obligations qui lâĂ©rige en principe gĂ©nĂ©ral. DĂ©sormais, lâexception dâinexĂ©cution est prĂ©sentĂ©e, Ă lâarticle 1217 du Code civil, comme la premiĂšre des sanctions dont dispose le crĂ©ancier dâune obligation en souffrance. Les articles 1219 et 1220 en dĂ©finissent quant Ă eux le rĂ©gime. Tandis que le premier de ces articles pose les conditions dâexercice de lâexception dâinexĂ©cution, le second autorise, et câest lĂ une nouveautĂ©, le crĂ©ancier Ă mettre en Ćuvre cette sanction de façon anticipĂ©e. I Le domaine de lâexception dâinexĂ©cution ==> Droit antĂ©rieur Classiquement, la sanction que constitue lâexception dâinexĂ©cution est associĂ©e aux contrats synallagmatiques. Pour mĂ©moire, un contrat est synallagmatique lorsque les contractants sâobligent rĂ©ciproquement lâun envers lâautre. En dâautres termes, le contrat synallagmatique crĂ©e des obligations rĂ©ciproques et interdĂ©pendantes Ă la charge des deux parties. Chaque partie est donc tout Ă la fois crĂ©ancier et dĂ©biteur. LâinterdĂ©pendance et la rĂ©ciprocitĂ© des obligations sont ce qui caractĂ©rise les contrats synallagmatiques. Sous lâempire du droit antĂ©rieur Ă lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016, si lâexception dâinexĂ©cution nâĂ©tait envisagĂ©e par le Code civil que pour des contrats synallagmatiques, tels que la vente, lâĂ©change ou encore le dĂ©pĂŽt, Ă lâexamen son domaine ne se limitait pas Ă cette typologie de contrats. En effet, lâexception dâinexĂ©cution a Ă©tĂ© envisagĂ©e, tantĂŽt par la jurisprudence, tantĂŽt par la doctrine, dans dâautres cas Dans les contrats synallagmatiques imparfaits Il sâagit de contrats qui sont unilatĂ©raux au moment de la formation de lâacte, car ne crĂ©ant dâobligations quâĂ la charge dâune seule partie, et qui au cours de son exĂ©cution donne naissance Ă des obligations rĂ©ciproques de sorte que le crĂ©ancier devient Ă©galement dĂ©biteur. Exemple dans le cadre de lâexĂ©cution dâun contrat de dĂ©pĂŽt, le dĂ©positaire sur lequel ne pĂšse aucune obligation particuliĂšre lors de la formation du contrat, peut se voir mettre Ă charge une obligation si, en cours dâexĂ©cution de la convention, le dĂ©positaire expose des frais de conservation TrĂšs tĂŽt, la jurisprudence a admis que les contrats synallagmatiques imparfaits puissent donner lieu Ă lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution par une partie. Cette jurisprudence repose sur lâidĂ©e que lâobligation qui naĂźt au cours de lâexĂ©cution du contrat existait, en rĂ©alitĂ©, au moment de la formation de lâacte, Ă tout le moins les parties ne pouvaient pas ignorer quâelle puisse naĂźtre, de sorte que lâobligation originaire et lâobligation Ă©ventuelle se servent mutuellement de cause. Dans les rapports dâobligations qui rĂ©sultent de quasi-contrat La jurisprudence considĂšre que dĂšs lors quâun quasi-contrat est susceptible de crĂ©er des obligations rĂ©ciproques entre les parties, lâexception dâinexĂ©cution peut ĂȘtre invoquĂ©e. Il en va ainsi, notamment, en matiĂšre de gestion dâaffaires qui oblige le gĂ©rant dâaffaires Ă continuer la gestion engagĂ©e en contrepartie de quoi il Ă©choit au maĂźtre de lâaffaire de lâindemniser de tous les frais exposĂ©s. Ă cet Ă©gard, dans un arrĂȘt du 15 janvier 1904, la Cour de cassation a jugĂ© que le mandataire auquel il doit ĂȘtre assimilĂ© quand, comme dans lâespĂšce, lâutilitĂ© de sa gestion est reconnue, le gĂ©rant dâaffaires a, par application de la rĂšgle inscrite dans lâarticle 1948 en faveur du dĂ©positaire, le droit de retenir la chose quâil a gĂ©rĂ©e jusquâau payement de tout ce qui lui est dĂ» Ă raison de sa gestion» civ. 15 janv. 1904. Dans les rapports dâobligations qui rĂ©sultent de la loi En doctrine, la question sâest rapidement posĂ©e de savoir si lâexception dâinexĂ©cution ne pouvait pas Ă©galement ĂȘtre admise dans les rapports dâobligations qui rĂ©sultent de la loi. En effet, le contrat nâayant pas le monopole de la crĂ©ation des obligations connexes et rĂ©ciproques, certains auteurs en ont dĂ©duit que rien nâinterdirait que lâexception dâinexĂ©cution puisse ĂȘtre invoquĂ©e dans le cadre de rapports dâobligations créés par la loi, tels que le lien matrimonial qui existe entre les Ă©poux ou encore le lien de filiation qui existe entre lâadoptant et lâadoptĂ©. Cette thĂšse pourrait donc conduire Ă admettre que lâun des membres du couple suspende lâexĂ©cution de lâune de ses obligations devoir de cohabitation par exemple Ă lâexĂ©cution par son conjoint de ses propres obligations. Aussi, une partie de la doctrine milite pour que le domaine de lâexception dâinexĂ©cution ne se limite pas au domaine contractuel et soit Ă©tendu Ă lâensemble des rapports synallagmatiques. Reste que pour que lâexception dâinexĂ©cution puisse ĂȘtre invoquĂ©e, il ne suffit pas que les obligations créées entre les parties soient rĂ©ciproques, il faut encore quâelles soient interdĂ©pendantes, soit quâelles se servent mutuellement de cause. Or dans le cadre du rapport juridique créé par la loi dans le cadre du mariage par exemple, il nâexiste aucune interdĂ©pendance entre les obligations des Ă©poux. Lâexception dâinexĂ©cution pourrait, dans ces conditions, difficilement justifier la suspension du devoir conjugal dans lâattente de lâexĂ©cution de lâobligation de contribution aux charges du mariage. ==> Lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 Les projets Catala et TerrĂ© avaient expressĂ©ment circonscrit la mise en Ćuvre de lâexception dâinexĂ©cution au domaine des contrats synallagmatique. Le projet TerrĂ© prĂ©voyait en ce sens que si, dans un contrat synallagmatique, une partie nâexĂ©cute pas son obligation, lâautre peut refuser, totalement ou partiellement, dâexĂ©cuter la sienne, Ă condition que ce refus ne soit pas disproportionnĂ© au regard du manquement ». Ce cantonnement de lâexception dâinexĂ©cution au domaine des contrats synallagmatiques nâa manifestement pas Ă©tĂ© repris par lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 portant rĂ©forme du droit des obligations. Le silence de lâarticle 1219 du Code civil sur le domaine de lâexception dâinexĂ©cution suggĂšre, en effet, que cette sanction peut faire lâobjet dâune application en dehors du cadre contractuelle, conformĂ©ment Ă la jurisprudence antĂ©rieure. Aussi, il est fort probable que lâexception dâinexĂ©cution puisse jouer toutes les fois quâil sera dĂ©montrĂ© lâexistence dâun rapport juridique qui met aux prises des obligations rĂ©ciproques et interdĂ©pendantes. II Les conditions de lâexception dâinexĂ©cution NouveautĂ© de la rĂ©forme des obligations, lâarticle 1220 du Code civil prĂ©voit la possibilitĂ© pour le crĂ©ancier dâexercer lâexception dâinexĂ©cution par anticipation, soit avant que la dĂ©faillance du dĂ©biteur ne survienne. Aussi, les conditions de lâexception dâinexĂ©cution diffĂšrent, selon que la dĂ©faillance du dĂ©biteur est avĂ©rĂ©e ou selon quâelle est Ă venir. A Lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution consĂ©cutivement Ă une inexĂ©cution avĂ©rĂ©e La mise en Ćuvre de lâexception dâinexĂ©cution est subordonnĂ©e Ă la rĂ©union de trois conditions cumulatives qui tiennent Aux obligations des parties Ă lâinexĂ©cution dâune obligation Ă lexercice de la sanction Les conditions tenant aux obligations des parties ==> Exigence de rĂ©ciprocitĂ© des obligations Lâexception dâinexĂ©cution ne se conçoit quâen prĂ©sence dâobligations rĂ©ciproques, ce qui implique que les parties endossent lâune envers lâautre tout Ă la fois la qualitĂ© de crĂ©ancier et de dĂ©biteur. Lâexception dâinexĂ©cution ne prĂ©sente, en effet, dâintĂ©rĂȘt que si le crĂ©ancier peut exercer un moyen de pression sur son dĂ©biteur. Or ce moyen de pression consiste en la suspension de ses propres obligations. En lâabsence de rĂ©ciprocitĂ©, cette suspension sâavĂ©rera impossible dans la mesure oĂč le crĂ©ancier nâest dĂ©biteur dâaucune obligation envers son cocontractant. Ă cet Ă©gard, comment le bĂ©nĂ©ficiaire dâun don pourrait-il exercer lâexception dâinexĂ©cution alors quâil nâest dĂ©biteur dâaucune obligation envers le donateur ? De toute Ă©vidence, le donataire sera bien en peine de suspendre lâexĂ©cution dâobligations qui ne lui incombent pas. Câest la raison pour laquelle, lâexistence dâune rĂ©ciprocitĂ© des obligations est primordiale. Lâexception dâinexĂ©cution puise sa raison dâĂȘtre dans cette rĂ©ciprocitĂ©. ==> Exigence dâinterdĂ©pendance des obligations Bien que lâarticle 1219 du Code civil nâexige pas expressĂ©ment que les obligations des parties soient interdĂ©pendantes pour que lâexception dâinexĂ©cution puisse jouer, il dĂ©finit nĂ©anmoins cette sanction comme la possibilitĂ© offerte Ă une partie de ne pas exĂ©cuter son obligation si lâautre nâexĂ©cute pas la sienne ». Lâexigence dâinterdĂ©pendance est ici sous-jacente lâexception dâinexĂ©cution est subordonnĂ©e Ă la dĂ©monstration par le crĂ©ancier que la crĂ©ance inexĂ©cutĂ©e dont il se prĂ©vaut est issue dâun rapport juridique ayant donnĂ© naissance Ă lâobligation qui lui Ă©choit envers son dĂ©biteur. Un lien dâinterdĂ©pendance de connexitĂ© doit donc exister entre les deux obligations rĂ©ciproques. Pour ĂȘtre interdĂ©pendances, ces obligations doivent se servir mutuellement de cause, soit avoir Ă©tĂ© envisagĂ©es par les parties comme la contrepartie de lâune Ă lâautre. Ainsi, dans le contrat de vente, le prix est stipulĂ© en contrepartie dâune chose, raison pour laquelle on dit que les obligations de dĂ©livrance de la chose et de paiement du prix sont interdĂ©pendantes. ==> Exigence du caractĂšre certain, liquide et exigible de la crĂ©ance du crĂ©ancier Pour que le crĂ©ancier soit fondĂ© Ă se prĂ©valoir de lâexception dâinexĂ©cution il doit justifier dâune crĂ©ance au moins certaine et exigible. Quant Ă lâexigence de liquiditĂ© de la crĂ©ance, la jurisprudence est partagĂ©e. Sur le caractĂšre certain de la crĂ©ance Une crĂ©ance prĂ©sente un caractĂšre certain lorsquâelle est fondĂ©e dans son principe. Lâexistence de la crĂ©ance doit, autrement dit, ĂȘtre incontestable. Pour que lâexception dâinexĂ©cution puisse jouer, la crĂ©ance du crĂ©ancier doit ĂȘtre certaine, Ă dĂ©faut de quoi il y aurait lĂ quelque chose dâinjuste Ă suspendre lâexĂ©cution dâune obligation dont lâexistence est contestable. Aussi, cela explique-t-il pourquoi en matiĂšre de bail la Cour de cassation dĂ©nie au locataire le droit dâexercer lâexception dâinexĂ©cution en rĂ©action au refus du bailleur dâeffectuer des travaux com., 30 mai 2007, n° Tant que la question de savoir si la demande de rĂ©alisation de travaux nâest pas tranchĂ©e par un juge, la crĂ©ance dont se prĂ©vaut le locataire nâest pas fondĂ©e dans son principe ; elle demeure hypothĂ©tique. Dans un arrĂȘt du 7 juillet 1955, la Cour de cassation a considĂ©rĂ© en ce sens que les preneurs ne peuvent pour refuser le paiement des fermages Ă©chus, qui constituent une crĂ©ance certaine, liquide et exigible, opposer au bailleur lâinexĂ©cution par lui de travaux qui reprĂ©sentent une crĂ©ance incertaine» soc., 7 juill. 1955 Sur le caractĂšre exigible de la crĂ©ance Une crĂ©ance prĂ©sente un caractĂšre exigible lorsque le terme de lâobligation est arrivĂ© Ă lâĂ©chĂ©ance. Pour que lâexception dâinexĂ©cution puisse ĂȘtre invoquĂ©e, encore faut-il que la crĂ©ance dont se prĂ©vaut lâexcipiens soit exigible Ă dĂ©faut, il nâest pas fondĂ© Ă en rĂ©clamer lâexĂ©cution et, par voie de consĂ©quence, Ă suspendre lâexĂ©cution de ses propres obligations Pour dĂ©terminer si une obligation est exigible, il convient de se reporter au terme stipulĂ© dans le contrat. Ă dĂ©faut de stipulation dâun terme, lâarticle 1305-3 du Code civil dispose que le terme profite au dĂ©biteur, sâil ne rĂ©sulte de la loi, de la volontĂ© des parties ou des circonstances quâil a Ă©tĂ© Ă©tabli en faveur du crĂ©ancier ou des deux parties». Ainsi, le terme est-il toujours prĂ©sumĂ© ĂȘtre stipulĂ© Ă la faveur du seul dĂ©biteur. Lâinstauration de cette prĂ©somption se justifie par les effets du terme. La stipulation dâun terme constitue effectivement un avantage consenti au dĂ©biteur, en ce quâil suspend lâexigibilitĂ© de la dette. Le terme autorise donc le dĂ©biteur Ă ne pas exĂ©cuter la prestation prĂ©vue au contrat. Il sâagit lĂ dâune prĂ©somption simple, de sorte quâelle peut ĂȘtre combattue par la preuve contraire. Les parties ou la loi peuvent encore prĂ©voir que le terme est stipulĂ©, soit Ă la faveur du seul crĂ©ancier, soit Ă la faveur des deux parties au contrat. Sur le caractĂšre liquide de la crĂ©ance Une crĂ©ance prĂ©sente un caractĂšre liquide lorsquâelle est susceptible dâĂȘtre Ă©valuable en argent ou dĂ©terminĂ©e Tout autant que lâabsence de caractĂšre certain de la crĂ©ance interdit lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution, il a Ă©tĂ© admis dans certaines dĂ©cisions que lâabsence de liquiditĂ© puisse Ă©galement y faire obstacle. La Cour de cassation a par exemple statuĂ© en ce sens dans un arrĂȘt du 6 juillet 1982, toujours, en matiĂšre de contrat de bail, considĂ©rant que les travaux rĂ©clamĂ©s par un locataire Ă son bailleur reprĂ©sentent une crĂ©ance indĂ©terminĂ©e » 3e civ., 6 juill. 1982. Cette jurisprudence est toutefois contestĂ©e par une partie de la doctrine qui soutient que la liquiditĂ© de la crĂ©ance indiffĂ©rente, sâagissant de lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution. Dans un arrĂȘt du 20 fĂ©vrier 1991, la Cour de cassation a dâailleurs adoptĂ© la solution contraire 3e civ. 20 fĂ©vr. 1991, n° 2. Les conditions tenant Ă lâinexĂ©cution Lâarticle 1219 du Code civil prĂ©voit que lâexception dâinexĂ©cution ne peut ĂȘtre soulevĂ©e par le crĂ©ancier quâĂ la condition quâil justifie dâune inexĂ©cution suffisamment grave ». La question qui immĂ©diatement se pose est alors de savoir ce que lâon doit entendre par inexĂ©cution suffisamment grave ». Pour le dĂ©terminer, il convient de se reporter Ă la jurisprudence antĂ©rieure dont on peut tirer plusieurs enseignements Premier enseignement lâindiffĂ©rence de la cause de lâinexĂ©cution Principe Peu importe la cause de lâinexĂ©cution imputable au dĂ©biteur, dĂšs lorsque cette inexĂ©cution est Ă©tablie, le crĂ©ancier est fondĂ© Ă se prĂ©valoir de lâexception dâinexĂ©cution. LâinexĂ©cution du contrat postule la faute du dĂ©biteur Ă qui il appartient de dĂ©montrer quâil rentre dans lâun des cas qui neutralisent lâexception dâinexĂ©cution Exceptions Par exception, lâexception dâinexĂ©cution ne pourra pas jouer dans les cas suivants Lorsque la crĂ©ance du dĂ©biteur est Ă©teinte Lorsque le dĂ©biteur justifie dâun cas de force majeure Lorsque lâinexĂ©cution procĂšde dâune faute de lâexcipiens DeuxiĂšme enseignement indiffĂ©rence du caractĂšre partielle ou totale de lâinexĂ©cution Lâarticle 1219 du Code civil nâexige pas que lâinexĂ©cution de lâobligation dont se prĂ©vaut le crĂ©ancier soit totale Il est donc indiffĂ©rent que cette inexĂ©cution soit partielle lâexception dâinexĂ©cution peut jouer malgrĂ© tout V. en ce sens 1Ăšre civ. 18 juill. 1995, n° TroisiĂšme enseignement indiffĂ©rence du caractĂšre essentiel ou accessoire de lâobligation objet de lâinexĂ©cution La jurisprudence a toujours considĂ©rĂ© quâil Ă©tait indiffĂ©rent que lâinexĂ©cution porte sur une obligation essentielle ou accessoire. Ce qui importe câest que lâinexĂ©cution soit suffisamment grave pour justifier lâinexĂ©cution, et plus prĂ©cisĂ©ment, sâagissant de lâinexĂ©cution dâune obligation accessoire, que la riposte soit proportionnĂ©e, ce qui implique que le crĂ©ancier ne suspende pas une obligation essentielle V. en ce sens 1Ăšre civ., 25 nov. 1980 QuatriĂšme enseignement exigence de gravitĂ© de lâinexĂ©cution Sous lâempire du droit antĂ©rieur Ă lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016, la jurisprudence rappelait rĂ©guliĂšrement que, au fond, il est indiffĂ©rent que lâinexĂ©cution de lâobligation soit partielle ou que cette inexĂ©cution porte sur une obligation accessoire. Pour la Cour de cassation, ce qui importe, câest que lâinexĂ©cution soit suffisamment grave pour justifier lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution V. en ce sens 3e civ. 26 nov. 2015, n°14-24210. Ă lâexamen, ce critĂšre a Ă©tĂ© repris par le lĂ©gislateur lors de la rĂ©forme du droit des obligations. Lâarticle 1219 du Code civil pose, en effet, que lâexception dâinexĂ©cution ne peut ĂȘtre soulevĂ©e par le crĂ©ancier que si lâinexĂ©cution prĂ©sente un caractĂšre suffisamment grave. La question qui immĂ©diatement se pose est de savoir comment apprĂ©cier cette gravitĂ© ? Lâexamen de la jurisprudence antĂ©rieure rĂ©vĂšle que, pour apprĂ©cier le bien-fondĂ© de lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution les juridictions cherchaient moins Ă Ă©valuer la gravitĂ© du manquement contractuel en tant que tel quâĂ regarder si la riposte du crĂ©ancier Ă©tait proportionnelle Ă lâimportance de lâinexĂ©cution invoquĂ©e. DĂšs lors que cette riposte Ă©tait proportionnelle Ă la gravitĂ© du manquement, alors les juridictions avaient tendance Ă considĂ©rer que lâexception dâinexĂ©cution Ă©tait justifiĂ©e. Dans le cas contraire, le crĂ©ancier engageait sa responsabilitĂ©. Si la formulation de lâarticle 1219 du Code civil est silencieuse sur lâexigence de proportion de la riposte au regard de lâinexĂ©cution contractuelle, le Rapport au PrĂ©sident de la RĂ©publique relatif Ă lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 prĂ©cise quant Ă lui que lâexception dâinexĂ©cution ne peut ĂȘtre opposĂ©e comme moyen de pression sur le dĂ©biteur que de façon proportionnĂ©e». Ce rapport indique, en outre, que lâusage de mauvaise foi de lâexception dâinexĂ©cution par un crĂ©ancier face une inexĂ©cution insignifiante constituera dĂšs lors un abus ou Ă tout le moins une faute susceptible dâengager sa responsabilitĂ© contractuelle.» Ainsi, selon le lĂ©gislateur, la gravitĂ© du manquement contractuelle ne doit pas ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e abstraitement elle doit, tout au contraire, ĂȘtre confrontĂ©e Ă la riposte du crĂ©ancier. Ce nâest quâau regard de cette confrontation que le juge pourra dĂ©terminer si le manquement contractuel dont se prĂ©vaut le crĂ©ancier Ă©tait suffisamment grave pour justifier lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution. Reste Ă savoir si la Cour de cassation statuera dans le sens indiquĂ© par le lĂ©gislateur, sens qui, finalement, nâest pas si Ă©loignĂ© de la position prise par la jurisprudence antĂ©rieure V. en ce sens 1Ăšre civ., 12 mai 2016, n° Les conditions tenant Ă lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution Lâarticle 1219 du Code civil ne prĂ©voit aucune condition dâexercice de lâexception dâinexĂ©cution. Dâune part, cette disposition nâexige pas que le crĂ©ancier, pour exercer lâexception dâinexĂ©cution, saisisse le juge aux fins quâil constate lâinexĂ©cution du contrat. LâapprĂ©ciation du caractĂšre suffisamment grave de lâinexĂ©cution qui fonde lâexception dâinexĂ©cution est Ă la main du seul crĂ©ancier qui donc lâexercera Ă ses risques et pĂ©rils Dans lâhypothĂšse oĂč la suspension de ses propres obligations ne serait pas justifiĂ©e, il sâexpose Ă devoir indemniser le dĂ©biteur. Dâautre part, le crĂ©ancier nâa nullement lâobligation de mettre en demeure son dĂ©biteur de sâexĂ©cuter. Lâexception dâinexĂ©cution peut ĂȘtre exercĂ©e en lâabsence de lâaccomplissement de cette formalitĂ© prĂ©alable qui, pourtant, est exigĂ©e pour la mise en Ćuvre des autres sanctions attachĂ©es Ă lâinexĂ©cution contractuelle, que sont LâexĂ©cution forcĂ©e en nature 1221 et 1222 C. civ. La rĂ©duction du prix 1223 C. civ. Lâactivation de la clause rĂ©solutoire 1225, C. civ. La rĂ©solution par notification 1226, al. 1er C. civ. Lâaction en responsabilitĂ© contractuelle 1231 C. civ. Bien que lâarticle 1219 du Code civil ne subordonne pas lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution Ă la mise en demeure du dĂ©biteur, elle peut sâavĂ©rer utile, dâune part, pour faciliter la preuve de lâinexĂ©cution qui, au surplus, peut ĂȘtre constatĂ©e par acte dâhuissier, dâautre part pour Ă©tablir la bonne foi du crĂ©ancier dont la riposte a Ă©tĂ© exercĂ©e avec discernement puisque, offrant la possibilitĂ© au dĂ©biteur de rĂ©gulariser sa situation. B Lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution par anticipation dâune inexĂ©cution Ă venir ConsĂ©cration lĂ©gale Lâarticle 1220 du Code civil prĂ©voit que une partie peut suspendre lâexĂ©cution de son obligation dĂšs lors quâil est manifeste que son cocontractant ne sâexĂ©cutera pas Ă lâĂ©chĂ©ance et que les consĂ©quences de cette inexĂ©cution sont suffisamment graves pour elle. Cette suspension doit ĂȘtre notifiĂ©e dans les meilleurs dĂ©lais. » Ainsi, cette disposition autorise-t-elle le crĂ©ancier Ă exercer lâexception dâinexĂ©cution par anticipation, soit lorsquâil craint que son dĂ©biteur ne sâexĂ©cute pas Ă lâĂ©chĂ©ance. Câest lĂ une nouveautĂ© de lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016, la jurisprudence antĂ©rieure Ă©tant quelque peu hĂ©sitante quant Ă la reconnaissance de lâexercice de cette facultĂ© au crĂ©ancier en lâabsence de texte. La chambre commerciale avait nĂ©anmoins amorcĂ© cette reconnaissance dans un arrĂȘt du 11 fĂ©vrier 2003 en jugeant que lâexception dâinexĂ©cution a pour objet de contraindre lâun des cocontractants Ă exĂ©cuter ses propres obligations ou de prĂ©venir un dommage imminent, tel quâun risque caractĂ©risĂ© dâinexĂ©cution » Cass. com. 11 fĂ©vr. 2003, n°00-11085. Quoi quâil en soit, lâarticle 1220 issue de lâordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 va plus loin que la jurisprudence antĂ©rieure, puisquâil introduit la possibilitĂ© pour le crĂ©ancier dâune obligation, avant tout commencement dâexĂ©cution du contrat, de suspendre lâexĂ©cution de sa prestation sâil est dâores et dĂ©jĂ manifeste que le dĂ©biteur ne sâexĂ©cutera pas. Il sâagit dâune facultĂ© de suspension par anticipation de sa prestation par le crĂ©ancier avant toute inexĂ©cution, qui permet de limiter le prĂ©judice rĂ©sultant dâune inexĂ©cution contractuelle, et qui constitue un moyen de pression efficace pour inciter le dĂ©biteur Ă sâexĂ©cuter. Ce mĂ©canisme est toutefois plus encadrĂ© que lâexception dâinexĂ©cution, puisquâoutre lâexigence de gravitĂ© suffisante de lâinexĂ©cution, la dĂ©cision de suspension de la prestation doit ĂȘtre notifiĂ©e dans les meilleurs dĂ©lais Ă lâautre partie. 2. Conditions Outre les conditions propres Ă lâexception dâinexĂ©cution ordinaire que sont les exigences de rĂ©ciprocitĂ© et dâinterdĂ©pendance des obligations, lâarticle 1220 pose trois autres conditions que sont Le caractĂšre manifeste de lâinexĂ©cution Ă venir La gravitĂ© des consĂ©quences attachĂ©es Ă lâinexĂ©cution Ă venir La notification de lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution ==> Sur le caractĂšre manifeste de lâinexĂ©cution Ă venir Pour que le crĂ©ancier soit fondĂ© Ă exercer lâexception dâinexĂ©cution par anticipation, il doit ĂȘtre en mesure de prouver que le risque de dĂ©faillance du dĂ©biteur Ă lâĂ©chĂ©ance est manifeste. Autrement dit, la rĂ©alisation de ce risque doit ĂȘtre prĂ©visible, sinon hautement probable. Afin dâapprĂ©cier le caractĂšre manifeste du risque dâinexĂ©cution, il convient de se reporter Ă la mĂ©thode dâapprĂ©ciation du dommage imminent adoptĂ© par le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s lorsquâil est saisi dâune demande dâadoption dâune mesure conservatoire. En effet, pour solliciter la prescription dâune mesure conservatoire, il convient de justifier lâexistence dâun dommage imminent, ce qui, finalement, nâest pas trĂšs Ă©loignĂ© de la notion de risque manifeste dâinexĂ©cution ». Le dommage imminent sâentend du dommage qui nâest pas encore rĂ©alisĂ©, mais qui se produira sĂ»rement si la situation prĂ©sente doit se perpĂ©tuer. Ainsi, appartient-il au demandeur de dĂ©montrer que, sans lâintervention du Juge, il est un risque dont la probabilitĂ© est certaine quâun dommage irrĂ©versible se produise. En matiĂšre dâexception dâinexĂ©cution par anticipation il est possible de raisonner sensiblement de la mĂȘme maniĂšre si le crĂ©ancier ne rĂ©agit pas, par anticipation, en suspendant lâexĂ©cution de ses obligations, il est un risque de dĂ©faillance de son dĂ©biteur et que, par voie de consĂ©quence, cette dĂ©faillance lui cause prĂ©judice. La probabilitĂ© de cette dĂ©faillance doit ĂȘtre suffisamment forte pour justifier lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution. ==> Sur la gravitĂ© des consĂ©quences attachĂ©es Ă lâexĂ©cution Ă venir Lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution par anticipation est subordonnĂ© Ă lâĂ©tablissement de la gravitĂ© des consĂ©quences susceptibles de rĂ©sulter de lâinexĂ©cution. La formulation de lâarticle 1220 est diffĂ©rente de celle utilisĂ©e par lâarticle 1219 qui vise, non pas la gravitĂ© des consĂ©quences du manquement, mais la gravitĂ© â intrinsĂšque â du manquement. Lâarticle 1220 invite, en dâautres termes, le juge Ă apprĂ©cier les consĂ©quences de lâinexĂ©cution plutĂŽt que ses causes. Par gravitĂ© des consĂ©quences du manquement, il convient dâenvisager le prĂ©judice susceptible dâĂȘtre causĂ© au crĂ©ancier du fait de lâinexĂ©cution. Ce prĂ©judice peut consister soit en une perte, soit en un gain manquĂ©. Ce qui donc peut justifier lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution ce nâest donc pas le risque de non-paiement du prix de la prestation par le dĂ©biteur, mais les rĂ©percussions que ce dĂ©faut de paiement est susceptible dâavoir sur le crĂ©ancier. ==> Sur la notification de lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution Ă la diffĂ©rence de lâarticle 1219 qui, pour lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution ordinaire, nâexige pas que le crĂ©ancier adresse, au prĂ©alable, une mise en demeure au dĂ©biteur, lâarticle 1220 impose lâaccomplissement de cette formalitĂ©, lorsque lâexception dâinexĂ©cution est exercĂ©e par anticipation. Plus prĂ©cisĂ©ment, cette disposition prĂ©voit que la suspension de lâexĂ©cution des obligations du crĂ©ancier doit ĂȘtre notifiĂ©e dans les meilleurs dĂ©lais » au dĂ©biteur. Quid du contenu du courrier de mise en demeure ? Le texte ne le dit pas. On peut en dĂ©duire, que le crĂ©ancier nâa pas lâobligation de motiver sa dĂ©cision, ni dâinformer le dĂ©biteur sur les consĂ©quences de sa dĂ©faillance. Il nâest pas non plus tenu dâobserver des formes particuliĂšres quant aux modalitĂ©s de notification. Il est toutefois conseillĂ©, a minima, dâadresser la mise en demeure au crĂ©ancier par voie de lettre recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. Quant Ă la sanction de lâabsence de mise en demeure du dĂ©biteur prĂ©alablement Ă lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution, lâarticle 1220 du Code civil est Ă©galement silencieux sur ce point. Le plus probable est que cette irrĂ©gularitĂ© soit considĂ©rĂ©e comme entachant lâexercice par anticipation de lâexception dâinexĂ©cution dâune faute et que, par voie de consĂ©quence, cela expose le crĂ©ancier Ă une condamnation au paiement de dommages et intĂ©rĂȘts. III Les effets de lâexception dâinexĂ©cution Lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution a pour effet de suspendre lâexĂ©cution des obligations du crĂ©ancier, tant que le dĂ©biteur nâa pas fourni la prestation Ă laquelle il sâest engagĂ©. Aussi, le contrat nâest nullement anĂ©anti lâexigibilitĂ© des obligations de lâexcipiens est seulement suspendue temporairement, Ă©tant prĂ©cisĂ© que cette suspension est unilatĂ©rale. DĂšs lors que le dĂ©biteur aura rĂ©gularisĂ© sa situation, il incombera au crĂ©ancier de lever la suspension exercĂ©e et dâexĂ©cuter ses obligations. En tout Ă©tat de cause, lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution nâautorise pas le crĂ©ancier Ă rompre le contrat V. en ce sens Cass. com. 1er dĂ©c. 1992, n° 91-10930. Pour sortir de la relation contractuelle, il nâaura dâautre choix que de solliciter la rĂ©solution du contrat, selon lâune des modalitĂ©s Ă©noncĂ©es Ă lâarticle 1224 du Code civil. En lâabsence de rĂ©action du dĂ©biteur, le crĂ©ancier peut Ă©galement saisir le juge aux fins de solliciter lâexĂ©cution forcĂ©e du contrat. Ă lâinverse, dĂšs lors que lâexercice de lâexception dâinexĂ©cution est justifiĂ©, le dĂ©biteur est irrecevable Ă solliciter lâexĂ©cution forcĂ©e du contrat ou sa rĂ©solution. Le crĂ©ancier est par ailleurs Ă lâabri dâune condamnation au paiement de dommages et intĂ©rĂȘts.
Lâindivision est un mĂ©canisme juridique trĂšs souvent rencontrĂ© et constitue un rĂ©gime lĂ©gal complexe Ă part entiĂšre. Une analyse de Lucie Pavot, juriste, sous la direction de Me Jacques Kaplan, avocat au cabinet Avocats Picovschi. Plusieurs personnes exercent des droits de mĂȘme nature sur un mĂȘme bien ou sur une mĂȘme masse de biens, sans pour autant que leurs parts respectives se trouvent matĂ©riellement divisĂ©es. Cette situation dâindivision naĂźt lorsque des hĂ©ritiers deviennent propriĂ©taires indivis de tous les actifs successoraux jusquâau partage des biens de la succession, ou lorsque des Ă©poux, sous le rĂ©gime de la sĂ©paration des biens, ont achetĂ© un bien ensemble. Les indivisaires ont la propriĂ©tĂ© du tout et leur part nâapparaĂźt quâau moment du partage. La vente dâun bien indivis exige une dĂ©cision unanime des propriĂ©taires indivis. Toutefois, le Code civil a pour objet de permettre le dĂ©blocage de lâindivision en cas dâopposition dâun indivisaire. Depuis 2006, le rĂ©gime a Ă©tĂ© partiellement rĂ©formĂ©. En effet, la loi du 23 juin 2006 a mis en place une gestion plus simple de lâindivision. Elle introduit notamment la rĂšgle de la majoritĂ© des deux tiers des droits indivis pour rĂ©aliser certains actes. DĂšs lors, lâindivisaire dĂ©tenant au moins deux tiers des droits indivis a la facultĂ© dâeffectuer les actes d'administration. La loi du 12 mai 2009 de simplification et modernisation du droit, quant Ă elle, a rĂ©formĂ© le processus de vente dâun bien indivis. Cette loi engendre une mesure autorisant judiciairement la vente dâun bien indivis Ă la demande des deux tiers des droits indivis seulement. Il convient dâanalyser la procĂ©dure imposĂ©e en cas de volontĂ© de vente dâun bien indivis sans lâaccord unanime des indivisaires, procĂ©dure complexe et lourde I, qui est soumise Ă lâapprĂ©ciation souveraine des juges, apparaissant frileux quant Ă son application II. La procĂ©dure lourde de vente dâun bien indivis contrant le dĂ©saccord dâun indivisaire. A la suite de la rĂ©forme apportĂ©e par la loi du 12 mai 2009, la vente dâun bien indivis peut ĂȘtre autorisĂ©e par le tribunal de grande instance TGI, sur demande d'un ou plusieurs indivisaires titulaires dâau moins deux tiers des droits. Cette autorisation est cependant soumise Ă une procĂ©dure lourde et complexe. Le Code civil, Ă son article 815-5-1, prĂ©voit le rĂ©gime de la vente d'un bien indivis contre la volontĂ© d'un des indivisaires. Cet article permet en cas de blocage de dĂ©nouer la situation des indivisaires qui souhaitent mettre fin Ă lâindivision. Pour certains praticiens, lâajout de cet article 815-5-1 est une atteinte au droit de propriĂ©tĂ©, qui pourtant nâest pas nouvelle puisque lâarticle 815-3 du Code civil permet dĂ©jĂ la vente dâun bien indivis en vue de payer les dettes et charges de lâindivision. Ăgalement, les articles 815-5 et 815-6 du Code civil, autorisent un indivisaire Ă passer seul un acte pour lequel le consentement dâun co-indivisaire serait nĂ©cessaire, dans le cas oĂč le refus de ce dernier met en pĂ©ril lâintĂ©rĂȘt commun. Lâarticle 815-5-1 du Code civil ne sâapplique par en cas dâusufruit, ni lorsque lâun des indivisaires se trouve concernĂ© par lâarticle 836 du Code civil, câest-Ă -dire lorsque lâun des membres de l'indivision est prĂ©sumĂ© absent, ou est, pour cause dâĂ©loignement hors d'Ă©tat de manifester sa volontĂ©. La vente dâun bien indivis sans lâaccord unanime des indivisaires peut donc ĂȘtre conclue dans un cas bien prĂ©cis relevant dâune procĂ©dure strictement encadrĂ©e. La vente dâun bien indivis sans lâaccord de tous les indivisaires pourra ĂȘtre autorisĂ©e par le TGI, qui effectuera, si la procĂ©dure aboutit, une licitation lorsque la procĂ©dure est respectĂ©e. La loi du 12 mai 2009, par son article 6, a donc instaurĂ© une procĂ©dure facilitant la vente dâun bien indivis, procĂ©dure qui est pour autant trĂšs lourde. Lâimportance de lâapprĂ©ciation souveraine des juges. Câest le tribunal de grande instance qui est expressĂ©ment compĂ©tent pour connaitre de la demande dâautorisation de vendre un bien indivis. Lâautorisation de vente dâun bien indivis contre la volontĂ© dâun des indivisaires ne sera pas accordĂ©e par le juge lorsquâun indivisaire est prĂ©sumĂ© absent, lorsquâĂ la suite dâun Ă©loignement, il se retrouve hors dâĂ©tat de manifester sa volontĂ©, ou lorsque lâindivisaire fait lâobjet dâun rĂ©gime juridique de protection. Bien que lâarticle 815-5-1 offre la possibilitĂ© Ă des indivisaires majoritaires de vendre le bien indivis sans lâaccord unanime, cette facultĂ© demeure strictement encadrĂ©e. En effet, il sâagit dâune procĂ©dure lourde et complexe, que le lĂ©gislateur a agrĂ©mentĂ©e dâexceptions. De ce fait, le juge est en mesure de refuser la vente du bien en indivision. Ăgalement, un indivisaire minoritaire peut empĂȘcher la vente du bien sâil sâoppose dans le dĂ©lai imparti Ă cette vente. Cette facultĂ© est le prolongement de la prĂ©servation des intĂ©rĂȘts des indivisaires. La rĂ©daction de lâarticle 815-5-1 soumis Ă lâapprĂ©ciation du juge apparaĂźt ainsi comme nâĂ©tant pas une avancĂ©e fulgurante par rapport Ă lâarticle 815-5 du Code civil, Ă©galement soumis Ă lâapprĂ©ciation souveraine des juges du fond. Dâautant que cette demande dâautorisation ne sera recevable que si elle Ă©mane dâun ou plusieurs indivisaires titulaires dâau moins deux tiers des droits indivis. Le tribunal apprĂ©ciera librement le bien-fondĂ© de la demande dâautorisation. Le rĂ©gime apportĂ© par la loi de 2009 offre au juge non pas une obligation, mais une facultĂ© dâautorisation. Câest pourquoi lâon peut sâinterroger sur lâavancĂ©e juridiquement efficace de cet article. Les juges apparaissent dĂ©jĂ frileux quant Ă lâapplication de lâarticle 815-5 du Code civil. Alors, quâen est-il de lâapplication de lâarticle 815-5-1 soumis Ă lâapprĂ©ciation des juridictions ? Faudrait-il envisager une question prioritaire de constitutionnalitĂ© ?
article 70 du code de procédure civile